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L’emplacement de son rucher ne peut en aucun être choisi par hasard. L’apiculteur doit au préalable avoir évalué l’environnement botanique et étudié évidemment le potentiel mellifère de la zone ; de facto, dans le choix de l’implantation d’un rucher plusieurs critères apparaissent :

  •     le micro-climat local
  •     le relief environnant
  •     les points d’eau
  •     les activités humaines et/ou industrielles
  •     la voie publique
  •     l’habitat environnant et la proximité humaine

 

Le terrain doit être :

  • sec et bien drainé : il est souhaitable qu’il puisse s’assécher rapi­dement après les pluies; opter pour un terrain au sol drainant voire filtrant (sablo-limoneux).
  • abrité des vents domi­nants*, en particulier en étant protégé des vents du nord et de l’est et surtout des phénomènes atmosphériques néfastes : vents froids en hiver ou des tempêtes (rafales, bourrasques) éventuelles, qui pourraient ren­verser les ruches et ou les refroidir.
  • bien ensoleillé : en éclai­rant l’entrée de la ruche, les rayons de soleil levant éveillent les abeilles, réchauffent et dyna­misent la colonie.
  • choisi avec une pente qui ne peut être trop forte.
  • un endroit couvert d’arbres de semi-ombrage.***
  • accessible et praticable : du fait du transport régulier de matériels au poids généralement conséquent (ruches habitées, hausses, récolte, succédané, etc.),  il est plus que recommandé de pouvoir accéder au terrain aisément avec un engin motorisé ou a minima avec une brouette.
  • la surface utile permettant l’exploitation rationnelle d’une ruche représente environ 5 mètres carrés.
  • 50 mètres carrés pour dix ruches.
  • avoir un point d’eau** naturel ou artificiel (abreuvoir à abeilles) à proximité des ruches (pas plus de 100 mètres pour un cours d’eau, étang), si possible riche en matières organiques.
  • La végétation croissant autour des emplacements doit être autant que possible continue dans l’espace et dans le temps : plantes annuelles, vivaces, perennes et arbustives à floraisons successives durant les périodes de mars à parfois jusqu’à fin octobre.

 

A éviter :

  • les zones où une humidité forte ou constante persiste : plan d’eau, mare, étang, rivière ; cela favorise l’apparition et le développement des maladies et engendre -dans une moindre mesure impactante, des pertes de récoltes mais surtout à terme des mortalités anormales.
  • les zones inondables.
  • les zones où le brouillard stagne régulièrement.
  • les zones où la neige s’accumule (formation de congères).
  • les promontoires dénudés et exposés aux vents violents.
  • un ombrage complet doit être évité, car il freine la dynamique de la colonie et de ce fait diminue l’activité des butineuses en période de miellées.
  • placer le rucher près ou en dessous d’une ligne à haute tension.
  • toute zone de culture d’arbres fruitiers et de culture intensive: les vergers, les vignobles et/ les cultures régulièrement traités ou suspectées de tel.

 

Conseils :

  • adapter le nombre de ruches à votre environnement, jusqu’à 15 ruches maximum.
  • veiller à observer une distance d’au moins 3 kilomètres entre vos ruchers ou ceux d’autres apiculteurs.
  • une haie vive resserrée protégera effica­cement vos colonies mais aussi un haut mur ou une palissade ou encore un rideau agricole brise-vent.
  • apporter de la clarté au rucher si nécessaire en prévoyant un ou des puits de lumière favorisant le départ et l’arrivée des abeilles à la verticale.
  • créer un micro-climat en entourant votre rucher de 3 palissades (ouest, nord et est) pour rompre le vent.

 

 

 

 

* Les abeilles allourdies de pollen ne doivent en aucun cas être déséquilibrées ou plaquées au sol dans leur vol par des vents violents. Une abeille plaquée au sol se refroidit, notamment au printemps, et éprouve dès lors des difficultés à rejoindre sa ruche
** Eviter que celle-ci soit située loin en contrebas par rapport au rucher, car les abeilles gonflées d’eau devraient dépenser beaucoup d’énergie
*** L'ombre est appréciée par la colonie les après-midis en raison de la chaleur (risque de déformation des alvéoles de cire endommageant la structure architecturale de la colonie pénalisant la colonie) et aide les abeilles ouvrières aux fonctions de ventileuse dans leur travail de climatisation.

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