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Une des activités principales du groupement des producteurs et d’intérêts apicoles des Deux-Sèvres est la formation de nouveaux apiculteurs. Et ça marche.

Les élèves apiculteurs suivent avec attention les explications du formateur.Les élèves apiculteurs suivent avec attention les explications du formateur.

Depuis 35 ans qu’il existe, le Groupement de producteurs et d’intérêts apicoles des Deux-Sèvres (GPIA 79) a su garder un cap ou la formation et la défense de l’environnement sont deux éléments essentiels. Et si aujourd’hui, l’association reste une des plus importantes du département avec quelque 200 adhérents, elle poursuit ses tâches avec une foi constante.

« Nous limitons le nombre de participants au rucher-école. Si, chez nous, ils ne sont guère qu’une quinzaine à suivre les séances, chaque année, ils sont encadrés par deux ou trois apiculteurs confirmés et ils ont la possibilité de mettre vraiment la main à la pâte. » Ou plutôt à la ruche, puisqu’au cours de cette année de formation, les apiculteurs débutants pourront non seulement suivre toutes les étapes de la production de miel, mais aussi y participer pleinement et activement.

Formation de mars à fin septembre

« On commence en mars par un peu de théorie et de législation, explique René Aminot, responsable du rucher-école de Viennay. A cette époque-là, il n’y a pas encore beaucoup d’activité autour des ruches. Et puis, à raison de huit séances, le samedi après-midi, jusqu’à cette fin septembre où s’effectue la récolte, les “ élèves ” de l’année ont la possibilité d’explorer toutes les étapes. Comme, en général, ils ont installé leurs propres ruches en parallèle, ils peuvent profiter tout de suite de la pratique acquise en cours. Et puis, ils trouvent toujours quelqu’un pour donner un coup de main, s’ils en ont besoin. »
Par contre, il faut parfois être un peu patient pour accéder aux cours du GPIA. « Cette année, nous avons dû ouvrir une liste d’attente. Nous avons donc déjà 8 inscrits pour le printemps prochain. »
Des élèves qui abandonnent l’association dès qu’ils parviennent à se débrouiller tous seuls ? « Pas du tout, intervient Didier Caramigeas, un autre des piliers du GPIA 79. Car l’association offre de nombreux avantages. D’abord, nous avons maintenant un second rucher-école à Champdeniers, pour ceux qui veulent se perfectionner ». Ensuite, elle assure la collecte du miel de ses adhérents pour le vendre ensuite à un grossiste. Enfin, elle permet d’obtenir à des prix intéressants les produits sanitaires destinés à lutter contre le varroa, notamment. « On organise aussi une sortie en juin et puis, le rôle de conseil n’est pas le moins important. »
Samedi dernier, en fin d’après-midi, les « élèves » de l’année et leurs formateurs se sont retrouvés à la salle des fêtes de Viennay pour procéder à l’extraction du miel récolté dans les cadres de la trentaine de ruches que le GPIA a installé dans un bois privé, sur la commune. « Un extracteur que l’on prête à nos adhérents », complète René Aminot.
Un autre des intérêts d’adhérer au GPIA 79. « Et puis, après, à l’issue de la séance, on va faire un petit repas ensemble. Pour marquer la fin de la formation du groupe ». 
Ça aussi, c’est sympa !

Renseignements et inscription au rucher-école auprès de René Aminot : 06.68.01.97.66.

en chiffres

> Pour débuter une activité d’apiculteurs, en profitant du matériel que l’association GPIA 79 prête à ses adhérents, un budget de 250 à 300 € semble suffisant.
> Le prix du miel a beaucoup augmenté au cours des dernières années : « Aujourd’hui, les grossistes nous achètent notre miel toutes fleurs jusqu’à 6 € le kilo ». Par contre la récolte, cette année semble avoir été très faible compte tenu du mauvais temps connu durant l’été.
> Cette année, la production nationale de miel devrait avoisiner les 15.000 tonnes alors que les besoins se situent autour de 45.000 tonnes. Le reste doit donc être importé.
> Les Deux-Sèvres comptent de 700 à 800 apiculteurs, donc 7 ou 8 seulement sont des professionnels.

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