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Bien visibles dans les arbres nus, les nids de frelons asiatiques ne sont pas tous inoccupés. - Bien visibles dans les arbres nus, les nids de frelons asiatiques ne sont pas tous inoccupés. - (Photo archives NR)

Bien visibles dans les arbres nus, les nids de frelons asiatiques ne sont pas tous inoccupés. – (Photo archives NR)

La météo a joué en faveur de l’insecte et certains nids sont encore occupés par des fondatrices. La FDGDON 79 martèle la nécessité de leurs destructions.

 Dans quelle mesure la douceur et les faibles précipitations de l’automne ont-elles profité au frelon asiatique ? Doit-on redouter davantage de colonies dans quelques mois ? Éléments de réponse avec Christophe Suire, technicien au sein de la FDGDON 79 (Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles).

Bien visibles dans les arbres nus, les nids de frelons asiatiques sont-ils en ce moment tous inoccupés ?

« On ne peut pas dire qu’ils sont tous vides. Du fait des rares gelées et des faibles précipitations de l’automne dernier, les nids se sont très peu dégradés et les insectes ont mis du temps à mourir. Les nids sont donc encore en relativement bon état et la partie supérieure de nombre d’entre eux abrite aujourd’hui des fondatrices, les femelles de la prochaine saison, qui vont repartir dans un état de santé extrêmement bon. »

Les nids encore intacts seront-ils de nouveau colonisés en 2016 ?

« Non, les frelons ne font pas de rénovation, ils repartent toujours sur du neuf ! Le premier nid n’apparaît d’ailleurs jamais dans les arbres. Seules pour s’occuper de leur nid pendant les 51 jours d’incubation des œufs, les fondatrices le font toujours dans un endroit protégé du vent et de la pluie et qui se réchauffe vite : une avancée de toit, un petit cabanon, sous des tôles, etc. Puis, lorsque la colonie est conséquente (fin juin-début juillet), c’est l’essaimage : la fondatrice quitte le nid primaire pour s’installer dans un arbre, où sera façonné le nid définitif.Quoi qu’il en soit, les nids ne seront pas réoccupés. »

Faut-il tout de même les détruire ?

« Nous avons coutume de dire qu’un bon nid, c’est un nid par terre ! La FDGDON, en appui avec les apiculteurs, maintient le fait que les destructions de nids sont utiles et nécessaires, et ce quelle que soit l’époque. Qui plus est cette année, où l’on se retrouve avec des nids occupés ! Pour 2015, le mal est fait. Mais les destructions effectuées en ce moment permettent d’éliminer les reproductrices de la prochaine saison et d’éviter une propagation trop importante du frelon. »

Sachant que la sortie de l’hibernation est proche…

« Le réveil des fondatrices va s’effectuer fin février-début mars, avec l’arrivée des premiers rayons du soleil. Dans les prochains jours, nous allons sensibiliser les particuliers et les inciter à s’équiper pour mettre en place le piégeage de printemps. Car une fondatrice détruite, c’est un nid et un danger en moins. »

nr.niort@nrco.fr

Qui détruit le nid ?

Le frelon asiatique, classé nuisible de deuxième catégorie, a été repéré en Deux-Sèvres depuis 2008. La destruction de gros nids dans une propriété privée nécessite l’intervention de professionnels, entreprise spécialisée ou FDGDON. Les frais d’intervention sont à la charge du propriétaire. Renseignez-vous auprès de votre commune (ou communauté de communes) : certaines proposent des tarifs négociés ou des indemnités participatives de plusieurs dizaines d’euros. Les pompiers interviennent quant à eux sur le domaine public, dès lors qu’il y a un risque particulier et immédiat pour des tiers (école, rue passante, square).

Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles, tél. 05.49.77.16.55.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Environnement/n/Contenus/Articles/2016/01/21/Frelon-asiatique-Un-bon-nid-c-est-un-nid-par-terre-2598959

 

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