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Le journal La Nouvelle République met à l’honneur Marie-Claire BERNIT, une adhérente de l’ABEILLE DU POITOU, dans son édition du 23 octobre 2015 :

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A Parthenay, Claire-Marie Bernit récolte et vend son miel localement. Cette nouvelle vie est née il y a deux ans, après une reconversion professionnelle.

 Dans une autre vie, Claire-Marie Bernit exerçait dans la gestion agricole. Depuis deux ans, cette Parthenaisienne a troqué bureau et travail administratif pour le grand air. A 54 ans, elle est désormais apicultrice. Un changement opéré après 27 ans de vie professionnelle. « J’avais besoin de faire quelque chose de nouveau », se souvient-elle.

Au départ, l’apiculture n’a pas été une évidence. « Mon ancien métier m’a appris à apprécier le contact avec la nature, explique-t-elle. L’idée de s’occuper des abeilles qui participent à l’équilibre biologique a nourri ma réflexion. »

“ Je sens que les gens sont sensibles à ma démarche ”

A titre de loisir, Claire-Marie découvre d’abord le monde des abeilles auprès d’un rucher école en 2011, à Viennay. « Un monde étonnant et très structuré », raconte-t-elle, passionnée. Là, elle apprend des « gestes très techniques » : ouvrir une ruche, comment l’entretenir. « Je débutais complètement. Il faut beaucoup d’expérience pour bien faire », estime Claire-Marie.
Après une réflexion de plusieurs mois, ce loisir prend une autre dimension. « Avant, j’accompagnais des agriculteurs dans leur projet. Je me suis dit et pourquoi pas moi ? », justifie-t-elle. Forte de cette expérience et soutenue par ses proches, elle retourne sur les bancs de l’école, où elle décroche un brevet professionnel responsable d’exploitation agricole (BPREA) mention apiculture, dans la Vienne. « Nous étions une douzaine, tous avec des parcours et des projets différents. Je n’étais pas ni la plus âgée, ni la seule en reconversion professionnelle », plaisante-t-elle.
Les Ruchers du Pré Maingot naissent officiellement en 2014. De vingt ruches, l’entreprise en compte aujourd’hui 80, disséminées dans six ruchers de Gâtine. Toujours près d’un bois ou d’une jachère. « Je sens que les gens sont sensibles à ma démarche, puisque l’on me dit : tu peux installer tes ruches dans mon jardin, ça me ferait plaisir ».
Cet aspect local, Claire-Marie Bernit y tient beaucoup. « S’ils sont gourmands en temps, les circuits de vente courts sont plus intéressants. On sait d’où vient le miel et comment il est produit », juge-t-elle. Cette année, sa récolte atteint près de 900 kilos. « C’est une petite production mais qui n’empêche pas de faire quelque chose qui a du sens », selon elle.
La première année, l’apicultrice a écoulé toute sa production en vente directe par le biais d’associations. Cette année, ses miels de fleurs et de sarrasin sont vendus par le biais de Panier bio et chez des commerçants de Parthenay. Le troisième samedi du mois, une vente directe est organisée à son domicile.
En saison de récolte, entre juin et septembre, les journées sont longues et parfois rudes : « Cet été, la chaleur a été pénible ». Pour autant, elle affirme n’avoir aucun regret : « C’est une grande chance de pouvoir découvrir un nouveau métier et surtout si attrayant », conclut-elle.

Les ruchers du Pré Maingot, 33, rue du Pré-Maingot à Parthenay. Vente le troisième samedi du mois, de 10 h à 12 h 30.
Contact : clairemarie.bernit@orange.fr

Source : ☞ http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2015/10/23/Claire-Marie-Bernit-essaime-ses-ruches-en-Gatine-2509431

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