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Ci-dessous la lettre adressée à notre sénateur M Jean-Marie MORISSET, par René AMINOT, porte-parole du GPIA 79 en date du 19/04/2015 :

 

Le 19 avril 2015
M René Aminot
Porte-parole du GPIA 79
49 rue de la Mara
79200 Parthenay
Monsieur Morisset,

En 1987, vous avez aidé Ms Coiffet, Jeaudeau et quelques apiculteurs déterminés ne se reconnaissant plus dans les associations apicoles de l’époque à créer une nouvelle association : le GDSAD devenu le GPIA 79 en 2001 et qui va devenir l’Abeille du Poitou à la fin de l’année.

Déjà, quand vous assistiez à nos Assemblées Générales à Viennay, nous vous faisions part des doutes que nous avions à propos du célèbre GAUCHO, toujours utilisé sur les céréales à paille polluant les sols pour plusieurs années.

En 2015, une équipe tout aussi dynamique anime le GPIA 79 et propose à ses adhérents :
– Une formation pour une quinzaine de nouveaux apiculteurs chaque année
– Une aide dans les domaines sanitaires, techniques ou pour l’écoulement de leur production.
– Le prêt de divers matériels afin de limiter l’investissement qu’exige l’apiculture même à petite échelle.

Malgré tous nos efforts, de nombreux apiculteurs baissent les bras, désabusés malgré leur passion pour l’ABEILLE. Les récoltes devenues désuètes mais surtout la mortalité des colonies croissant d’année en année ont eu raison de leurs espérances…

Sans nos 180 adhérents qui pratiquent l’apiculture essentiellement dans le nord Deux-Sèvres, qu’en serait-il de l’ABEILLE, principal pollinisateur en Gâtine ou dans le Bocage ?

Les études menées par des scientifiques du monde entier montrent du doigt l’action néfaste des néonicotinoïdes sur le système nerveux des abeilles déréglant leur « système de navigation » polluant leurs réserves pour l’hiver et donnant les résultats que l’on connaît : des ruchers décimés au cours de l’hiver (de 20 à 100 % en 2015 en Poitou-Charentes !).

J’ai appris, il y a quelques semaines, que, comme votre collègue M Mouillier, vous aviez voté
contre l’interdiction des néonicotinoïdes à partir de janvier 2016. Connaissant votre engagement pour l’apiculture, je pensais que vous étiez de ceux qui soutenaient cette interdiction…
Quelle déception pour tous les apiculteurs deux-sévriens qui se sentent abandonnés !

Lorsque le texte va être de nouveau soumis au vote au Sénat, je pense que vous aurez une pensée pour les 750 apiculteurs de notre beau département qui font tout pour que l’ABEILLE ne devienne pas une espèce en voie de disparition dans quelques décennies.

En votant pour ce texte, vous opteriez pour le principe de précaution qui s’impose. Et, si tous les acteurs de la filière agricole jouent le jeu, nous aurons la preuve, sur le terrain, que tout ce qu’affirment les scientifiques indépendants était bien vrai.

Je ne m’inquiète pas pour « les soi-disant problèmes » que risquent de rencontrer les céréaliers sans les néonicotinoïdes. Des agriculteurs conscients de la dangerosité de ces produits ne les utilisent plus et de ce fait protègent aussi leur santé. Combien d‘agriculteurs souffrent de maladies graves dues à leur usage ?
Les multinationales que nous connaissons tous ont certainement des solutions dans leurs cartons et peut-être gagneront-elles encore plus d’argent lorsqu’il n’y aura plus de néonicoïdes …

Recevez, Monsieur Morisset l’assurance de mes sentiments les plus respectueux.

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