Facebooktwittermail

SYNDICAT NATIONAL D’APICULTURE                     Le 16 avril 2015

5 rue de Copenhague 75008 PARIS

 

GROUPEMENT DE PRODUCTEURS

ET D’INTERETS APICOLES

DES DEUX-SEVRES

Mairie de Viennay 79200 VIENNAY

 

 

 

 

 

 

 

Objet : Moratoire concernant les néonicotinoïdes.

 

 

Madame la Sénatrice,

Monsieur le Sénateur,

 

 

Répondant à notre intervention du 31 janvier au niveau national, nous sommes informés officiellement du rejet par le Sénat de la proposition de résolution concernant le moratoire en objet.

 

Inquiets de vivre à l’aube d’une perturbation terrestre majeure avec un monde sans abeilles, nous avons appris avec consternation, dès le 4 février au soir, que la proposition de résolution avait été repoussée par 248 votants contre 64 et 25 abstentions.

Bien évidemment nous en avons de suite informé les 12 900 lecteurs de notre bulletin de liaison « Fruits et Abeilles » eux aussi très inquiets et du mensuel d’informations apicole « L’Abeille de France » et ses 50000 lecteurs.

 

Il est évident que ce rejet est incompréhensible même si l’on ne considère que quelques unes des 800 études alarmistes portées à votre connaissance par l’argumentaire fourni avant la séance du 4 février. Et chaque semaine l’inquiétude du monde scientifique est révélée par de nouvelles constatations qui expliquent et décortiquent la disparition des abeilles et leurs conséquences écologiques et financières.

 

Peut-être n’êtes vous pas informé(e) que notre bourdon (le bombus terrestris) est déjà inscrit sur liste rouge ;

Peut-être n’êtes vous pas informé(e) que le 15 avril prochain se tiendra à Bruxelles la première audience du procès d’inscription sur liste rouge de notre abeille mellifère ; cela signifie bien que la situation est presque désespérée ;

Peut-être n’êtes vous pas informé(e) que certains départements n’ont plus d’abeilles et implorent les départements voisins pour avoir des essaims ;

Peut-être n’êtes vous pas informé(e) que beaucoup de départements et le nord de l’Alsace subissent des pertes printanières de 80%

Peut-être ignorez vous que les dégâts sanitaires engendrés par l’exposition aux perturbateurs endocriniens sont estimés à 150 milliards de dollars en Europe.

 

Bien sûr, nous savons que certains sénateurs justifient leur vote en faisant référence à des études contradictoires, anciennes, rédigées par « des artistes » dont il est impossible de connaître ni les diplômes ni leurs études et qui sont inconnus des comités de relecture pourtant indispensables pour valider une étude sérieuse. D’autres ont ressorti l’explication miracle inventée par Bayer en 1999 « c’est multifactoriel »… donc personne !!!

 

 

 

…/…

 

 

…/…

 

 

 

Par contre il est certain que le vote du Sénat se retrouvera dans les attendus de la plainte déposée par « Syngenta et consorts » auprès du tribunal de Freiburg contre la Commission européenne. Vous n’ignorez certainement pas que les plaignants ont demandé que les débats aient lieux à huis clos. C’est ce que l’on appelle transparence et bonne conscience !!

 

Nonobstant, l’ensemble de la collectivité mondiale s’affole : en novembre 2014 la Suède a lancé une action en carence contre la Commission devant la Cour de justice de l’Union, le 16 janvier le Conseil européen s’est prononcé à une forte majorité pour soutenir la démarche suédoise ; le 19 mars l’Assemblée nationale a voté un amendement visant l’interdiction des néonicotonoïdes, le 20 mars la Belgique a fait de même…

 

Nous espérons que l’empoisonnement dramatique de notre environnement et ses conséquences sanitaires, écologiques et financières avérées, réveilleront le bon sens de nos sénateurs et les conduiront à confirmer l’amendement de l’Assemblée nationale.

 

Restant à votre disposition pour toute justification que vous souhaiteriez, nous vous prions d’agréer, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, l’expression de notre parfaite considération.

 

 

 

 

 

Le Président d’Honneur du Syndicat National d’Apiculture

F. ANCHLING

 

Le Président du Syndicat National d’Apiculture                  Rédacteur de l’Abeille de France

Y. VEDRENNE

 

Le Président du Groupement de Producteurs

et d’Intérêts Apicoles des Deux-Sèvres

T. BORDAGE

Facebooktwitter

Laisser un commentaire