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1. Projet de loi biodiversité : les députés interdisent les
néonicotinoïdes

Les députés ont adopté ce jeudi 19 mars, en examen en première lecture à
l’Assemblée nationale, un amendement du projet de loi sur la biodiversité
interdisant l’usage des néonicotinoïdes à compter du 1er janvier 2016 sur le
territoire. Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie et la rapporteure
Geneviève Gaillard ont pourtant émis un avis défavorable à cet amendement,
ne souhaitant pas une interdiction brutale et préférant des zones de non
utilisation de ces substances. Pour les socialistes Gérard Bapt et Delphine
Batho, qui ont déposé l’amendement n°754 (Rect), cinq molécules restent
actuellement autorisées (imidaclopride, thiaclopride, clothianidine,
thiaméthoxam et acétamipride) et présentent une toxicité aigüe, notamment
pour les abeilles.

Source : Référence Environnement – 19 mars 2015

NB : ce projet de loi n’est pas applicable en l’’état, il doit passer au
Sénat avant de pouvoir être adopté

L”intégralité des débats lors de la séance à l’Assemblée
nationale : iconePDF
 Assemblée nationale XIVe législature Session ordinaire de 2014-2015 Compte rendu intégral Première séance du jeudi 19 mars 2015 Biodiversité – SUITE DE LA DISCUSSION D’UN PROJET DE LOI

2. Mortalité des abeilles : l’Unaf dénonce le « double langage du
gouvernement »

Le 19 mars 2015, Isabelle Escoffier

Jeudi, lors de sa conférence de presse annuelle, l’Unaf (union nationale de
l’apiculture française) a dénoncé le « double langage du gouvernement »
concernant l’amélioration de la santé des abeilles.

« 2014 est la pire des années »

Pourtant la situation est grave puisque « 2014 est la pire des années avec
une production de miel qui continue de chuter et qui ne dépasse pas les 10
000 tonnes, contre 32 000-33 000 en 1995 », chiffre Henri Clément,
porte-parole de l’Unaf. Il reconnaît toutefois que la situation en 2014 est
due notamment aux mauvaises conditions climatiques sur une période très
longue. La mortalité des colonies d’abeille atteint entre 50 et 60 % dans
certaines régions.

Il n’empêche, « les études scientifiques démontrant le rôle incontestable
des pesticides dans cette situation catastrophique sont de plus en plus
nombreuses » relate l’Unaf.

Une interdiction plus large des néonicotinoïdes

Le syndicat a ainsi à nouveau déploré le rejet par le Sénat le 4 février
dernier de la proposition de résolution pour une interdiction plus large des
néonicotinoïdes. « Le gouvernement français a demandé aux élus du Parti
socialiste de voter contre », soutient l’Unaf qui ne désarme pas.

Elle demande à nouveau à la France le retrait des produits de la famille
des néonicotinoides à base de thiaclopride (Sonido, traitement de semences
maïs, et Proteus, pulvérisé sur colza) et à base d’acétamipride (utilisés
sur arbres fruitiers). Elle demande aussi l’extension de l’interdiction de
l’imidaclopride, du thiametoxam et de la clothianidine à toutes les cultures
notamment les céréales à paille.

Nouvel arrêté sur l’épandage de pesticides en présence d’abeilles :

Par ailleurs, l’Unaf attend avec impatience la publication du nouvel arrêté
sur l’épandage de pesticides en présence d’abeilles : « le gouvernement
traîne, rien ne bouge » constate Gilles Lanio, le nouveau président de
l’Unaf.

« Nous sommes au printemps, les arbres fruitiers et les colzas vont être en
fleurs, mais le temps que le texte soit adopté, ce ne sera pas applicable
cette année » déplore Bertrand Auzeral, vice-président de l’Unaf qui
regrette aussi que la dernière mouture du texte ait introduit des «
dérogations préoccupantes, notamment pour la vigne et le maïs ».

Le dossier du frelon asiatique :

Autre dossier qui suscite le mécontentement des apiculteurs : le frelon
asiatique. « Il n’y a pas de réelle coordination de la lutte au niveau
national ni de moyens débloqués pour assurer une lutte efficace ». Les
apiculteurs souhaitent que le parasite soit classé en danger sanitaire de
niveau 1, que le piégeage de printemps des reines fécondées soit reconnu et
que la destruction des nids par le SO2 soit autorisée de façon pérenne.

Les professionnels enfin s’inquiètent de la présence sur le sol français du
Cynips du châtaignier, parasite venu de Chine de plus en plus répandu et qui
pénalise la production de miel de châtaignier.

3. Reportage France 3 dans la Vienne 19/20 de mercredi 18

A voir ou à revoir :
http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_1920_poitou_charentes_,120495116.html

 

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